Vi älskar vårt arbete 0


Texte du Missunnelig gruppe hébergé par mael-mubalegh.info

Photos : Missunnelig gruppe – tous droits réservés.

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Ici, la nuit agit comme un fond prospectif d’où se détache – ou plutôt, qui se détache – cela même qui se produit les contours de son propre détachement sur l’uniformité phénoménale de la rue. Exemple : nous marchons d’un pas lent, et soudain, cette pointe acérée, rompue à la nuit ; au travail de la nuit telle la lame d’un vieux couteau (sans son manche), s’érige comme un seul homme dans le noir de la perception.

 

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Qu’est-ce ? Une tour Eiffel majorée d’une croix de Saint-André ? L’Aufhebung de l’industrieuse dame de fer par l’entremise (par le croisement – le croixsement) de ce symbole incongru (pour la France et pour l’idée de France, laïque.s par essence.s). L’à-portée-de-la-main de cette forme singulière, unheimlich pour le dire de façon tout à fait bâclée (c’est intentionnel, précisons-le !) et sans arrière-pensée (autre que celle-là même du détachement, du se détacher susmentionné), n’est qu’une illusion : car en s’approchant de la chose, nous se découvrons un fourmillement de lumière et d’ombre qui densifie le mystère de l’Apparition.

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A l’entrée du parc :

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Les lampes forment un cercle sans centre et sans circonférence. Que nul n’entre ici par hasard. Reculons-nous devant ses traits en craie. La nuit vierge des jambes inconnues se fait avaler par son essence crépusculaire :  

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Au rebord d’aucune fenêtre ne se voit le mot que nous cherchons, hygge. Le Nord avait peur du printemps, le sensommar est déjà frais. Dans le bois de Tanto, les seuls mouvements sont ceux de lièvres grands comme des chevreuils, et le gibier est lancé à sa propre poursuite comme dans un chant bouddhique. Le fou trinque aux siens, hygge n’est nul.le part.

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« In the darkness, there is, in an accentuated way, « nothing » to see, even though, precisely, the world is still and more insistently « here ». », writes Heidegger in Being and Time. Do we agree with this binar intertwining of world and darkness ? On a rein theoretical basis, it sounds quite sound and rational and that speaks for him. But following our own experience of the night, that very night, I’m – we’re – not sure I/we are entitled to assumptiate such a clear, far too clear statement. Let’s leave it aside for a moment and come back to it once we have understood (foreausgesetzt, we ever succeed…) what it means to be dark. Dunkelsein.

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Dans l’optique de Heidegger le marbre fond lentement. Non pas comme les horloges chez Salvador Dali ou le magma sexuel dont se firent mention les prêtres sulfuriques. Au contraire ; impaisiblement  comme les batailles silencieuses des étoiles marines lorsqu’il descend son glaive vers les échines des lièvres entrés dans la clairière. D’un coup la nuit se rencontre.

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En skugga från Kalmar glider i natten, ledd av en mås. 

Gubben i Trondheim sover utan dröm, 

och den nedstörtade ängeln börjar uppresan. 

En koloniträdgård blir ledig,

Namn resar upp väntlistan. 

Liv och kärlek är arbete 

Ja, vi älskar vårt arbete, 

Vi älskar det.

 

A shadow from Kalmar glides in the night, led by a gull.

The old man in Trondheim sleeps a dreamless sleep,

and the fallen angel begins the ascension.

An allotment garden gets free

Names ascend on the waiting list.

Life and love are work

Yes, we love our work,

We love it.

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